20
May
2016

Pour ceux d'entre vous qui codent et qui parlent anglais : je ne sais pas si vous suivez le procès Google—Oracle qui se passe en ce moment, mais vous devriez.

Contexte (en anglais)

Cet article d'Ars détaille bien ce qui s'est passé avant, et les implications pour l'avenir : arstechnica.com/…/round-2-of-oracle-v-google-is-an-unpredictable-trial-over-api-fair-use

Pendant les jours de tribunal, l'action se passe sur twitter, voici une liste avec plein de commentaires intéressants : twitter.com/sarahjeong/lists/oracle-v-google

Contexte (en français)

Oracle porte plainte contre Google car ce dernier a utilisé le langage Java, qui appartient à Oracle, pour écrire Android.

La seule chose que Google a prise de Java est son API, ils ont réécrit tout le reste.

Il y a déjà eu un procès entre les 2, qui a d’abord établi qu’une API n’était pas « copyrightable », mais ça a été annulé en appel.

Le procès en cours sert donc à déterminer si l’utilisation des API Java par Oracle entre dans le cadre du « fair use », une exception au droit d’auteur.

Vis ma vie d’ingénieur

​Si vous êtes perdu, ça tombe bien, car le procès se passe devant un jury et c’est assez cocasse de voir des experts techniques expliquer à un groupe de gens normaux ce qu’est une API, une implémentation, une machine virtuelle... smiley "oups"

Et c’est sur Twitter qu’on trouve le récit des tentatives d’explication des experts, avec par exemple ce beau schéma :

Mais ce procès est aussi un concours pour trouver la meilleure analogie pour expliquer la différence entre API et implémentation à des néophytes :

  1. c’est comme la différence entre le menu d’un restaurant, et le plat qu’on mange (pas mal !)
  2. c’est comme une chemise dans une armoire à dossiers (pas comprise celle-là)
  3. c’est comme une bibliothèque (le meuble) et une bibliothèque (le batiment) (…)
  4. c'est comme un volant de voiture et la voiture elle-même

Conséquences

Malgré ces moments assez amusants, ce procès peut faire changer beaucoup de choses dans le monde du développement, surtout pour l’Open Source, et surtout pour le pire.

Oui, écrire une API est un travail colossal (ou plutôt, bien écrire une API est un travail colossal), mais est-ce qu’Oracle peut dire qui peut l’utiliser et comment, au nom du copyright ?

Commentaires

1.Commentaire de l'auteur, le 03 juin 2016 (11 h 26) :

Je ferais un billet un peu + tard, mais en tous cas Google a gagné ce procès ; Oracle va faire appel (bien sur)…

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Manu